Le 22 et 23 Janvier, 2020 | Le Centre International de Toronto, Canada
Commanditaires Principaux: Procore Sika Canada

Prédisez la résistance du béton avant de le couler

L’analyse de données dans le domaine de la construction, ce n’est pas nouveau. Cette information est devenue indispensable dans l’industrie du béton.

« Depuis plus de dix ans, les entrepreneurs qui travaillent avec le béton utilisent des capteurs pour la collecte de données, plus spécifiquement durant les premières étapes après l’avoir coulé, » explique Stuart Galloway, Président de l’Exposition canadienne du béton. « Grâce à ces données et à l’automatisation, nous pouvons maintenant prédire la résistance et la performance du béton. »

« Le capital de risque est utilisé de plus en plus pour l’automatisation et d’autres technologies digitales, » dit Aali Alizadeh, Directeur des Produits chez Giatec. « Nos capteurs sont utilisés dans plus de 4000 projets à travers le monde. Nous amassons de plus en plus de données sur la température et la résistance du béton. Sur ces 4000 projets, nous avons des dizaines de milliers de capteurs qui collectent des informations résultant à des millions de points de données. Nous utilisons ces données pour générer de nouvelles connaissances sur le béton. »

En matière de contrôle de la qualité, l’information est éparpillée et isolée dans des projets différents mais Giatec est confiant de pouvoir tout conserver dans un seul endroit. Que ce soit un gratte-ciel, un pont ou du béton de masse dans un climat chaud ou froid, ils peuvent utiliser toute l’information pour améliorer le traitement du béton utilisant l’apprentissage machine.

Pour ce faire, Giatec s’est associé avec MILA, un groupe de recherche reconnu mondialement pour créer le premier programme d’apprentissage machine sur le béton. (Le fondateur de la compagnie MILA a gagné le prix Turing, un prix annuel donné par l’Association for Computing Machinery à un individu qui a apporté des contributions techniques majeures et durables dans le domaine de l’informatique).

Giatec a nommé le premier programme « Roxi ». « Nous avons entraîné Roxi à utiliser des millions de points de données, » explique M. Alizadeh. « Roxi peut détecter si le béton a un problème et peut envoyer un message aux chefs de projet avec l’endroit problématique. Nous utilisons ces données pour ramener de la valeur à chaque projet. »

La compagnie veut améliorer Roxi en lui montrant comment le béton se comportera dans le futur. Cela permettra à Roxi de prédire la résistance maximale du béton en deux jours. Les chefs de projet pourront donc connaître à l’avance la résistance du béton de leur projet.

Dans le cadre de l’intégration avec entre autres Procore, Autodesk et Tekla, Giatec utilise un API de communication standard afin que le logiciel de gestion de projets soit capable de créer des tâches automatisées et d’envoyer des messages aux intervenants.

« À l’avenir, avec l’électronique, l’intelligence artificielle et le béton qui sont en constante évolution, nous commençons à observer le cycle de vie complet du béton, de ses débuts dans l’usine, jusqu’au transport et au coulage. Avec une plateforme IdO et un capteur capable de surveiller le cycle de vie du béton, nous pouvons envoyer cette information aux intervenants, » explique M. Alizadeh.

« Avec les capteurs, l’automatisation et l’apprentissage machine, l’industrie du béton se tourne vraiment vers l’avenir, » dit M. Galloway.